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mercredi 2 avril 2008

Afghanistan: Ayrault (PS) annonce le dépôt d'une motion de censure

AFP - Mardi 1 avril, 18h41

PARIS (AFP) - Le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault a annoncé officiellement mardi, au cours du débat sur l'Afghanistan à l'Assemblée nationale, le dépôt d'une motion de censure pour dénoncer la politique d'un "alignement stratégique global" de la France sur les Etats-Unis.

M. Ayrault a réitéré l'opposition du PS à la décision du chef de l'Etat de renforcer les troupes françaises en Afghanistan, car "elle a peu à voir avec l'Afghanistan et beaucoup avec l'obsession atlantiste du président Sarkozy".

En prenant cette décision "seul, sans information du Parlement et semble-t-il contre l'avis d'une partie de l'état-major des armées", le président de la République "bouleverse la nature de l'engagement français et le consensus national qui l'entourait", a accusé M. Ayrault.

Il a justifié la décision du Premier ministre de l'époque, Lionel Jospin, d'envoyer des troupes, en 2001, au lendemain des attentats du 11 septembre.

"Il s'agissait d'empêcher un conflit de civilisations en abattant l'organisation terroriste qui avait organisé ces actes de barbarie et l'Etat qui s'en était rendu complice. Il était alors du devoir de la France d'être aux côtés de ses amis américains. Elle ne s'y est pas dérobée", a-t-il argumenté.

"Mais force est de constater que la seconde partie de la mission, la stabilisation et le développement d'un pays pacifié, a échoué", a ajouté M. Ayrault pour justifier l'opposition du PS au renforcement de la présence militaire française.

"Qu'on ne nous fasse pas de faux procès. Il ne s'agit pas pour nous d'abandonner l'Afghanistan (...) Mais cette victoire ne pourra être acquise sans la redéfinition d'une stratégie d'ensemble", a-t-il ajouté.

"Nous refusons cet enlisement dans un conflit sans but et sans fin.Nous nous opposons à la décision du président Sarkozy parce qu'elle exposera inutilement la vie de nos soldats", qu'elle "transformera les unités françaises en forces combattantes de première ligne" et "qu'elle demande à la France de supporter en Afghanistan le fardeau américain de la guerre en Irak", a-t-il expliqué.

"Du discours devant le Congrès américain au discours de Westminster, de l'engagement renforcé en Afghanistan à la négociation pour revenir dans le commandement intégré de l'Otan, est en train de s'opérer un alignement stratégique global", a ajouté M. Ayrault.

"Voilà pourquoi la rupture qu'est en train d'opérer le président est inacceptable, elle brise le consensus national sans aucun débat", a-t-il dit en condamnant "l'affront sans précédent" fait par M. Sarkozy aux parlementaires français en réservant la primeur de l'annonce aux parlementaires britanniques.

Il y a "un exécutif et des exécutants", a-t-il tempêté.

lundi 31 mars 2008

Sondage sur l'Afghanistan

à la question

Sondage Express: Sarkozy doit-il être sanctionné par un mauvais résultat aux municipales?

vous avez répondu:
oui à 71% (5 voix)
non à 29% (2voix)

(Résultats peu significatifs.)

nouveau sondage:

La France doit-elle renforcer son contingent en Afghanistan?

Troupes en Afghanistan: François Hollande demande un vote du Parlement

AP - Dimanche 30 mars, 17h00

3 PARIS - Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé devant le Parlement britannique le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, François Hollande a demandé dimanche que les débats devant l'Assemblée nationale et le Sénat soient "conclus par un vote".


Deux débats, sans vote, sont prévus mardi à l'Assemblée nationale puis au Sénat sur le renforcement du contingent français en Afghanistan, avait annoncé vendredi le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi.

"Je demande que le débat qui va avoir lieu, après néanmoins que la décision ait été annoncée par Nicolas Sarkozy, (...) soit conclu par un vote (...) pour que le Parlement décide de s'associer à cet envoi de troupes", a-t-il déclaré sur Radio J, tout en reconnaissant que cela n'était "pas prévu par nos textes".

"Il suffit d'avoir cette pratique qui est le respect du Parlement", a-t-il justifié.

Si les votes n'ont pas lieu, le parti socialiste "participera au débat", mais considérera que "le débat arrive après la décision et en définitive n'engage en aucune façon la France", a poursuivi le premier secrétaire.

François Hollande a également demandé que François Fillon "vienne devant le parlement pour présenter cette opération", du fait de la "gravité" de la décision, et cela étant une "responsabilité qui incombe au chef du gouvernement". AP