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lundi 30 juin 2008

Ségolène Royal part au combat contre le "clan Sarkozy"

L'ex-candidate à la présidentielle a présenté sa contribution en vue du congrès du PS et fustigé le chef de l'Etat. Reportage.

Ségolène Royal samedi à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)

"Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France". La première des sept têtes de chapitre de la contribution de Ségolène Royal annonce la couleur: les querelles entre socialistes sont dépassées, il faut maintenant concentrer toutes les attaques en direction du locataire de l'Elysée... afin de pouvoir y accéder en 2012.

Avant cela, il y a le congrès socialiste de Reims en novembre et la bataille à mener pour le poste de Premier secrétaire du parti. A l'inverse des autres gros bonnets du PS -Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan et Bertrand Delanoë-, elle s'est officiellement lancée dans la course, il y un peu plus d'un mois. Le deuxième acte de sa candidature avait lieu ce samedi, à Paris, avec la présentation de sa contribution. (Voir la vidéo)



Jean-Pierre Mignard (Audrey Cerdan).Loin de l'austérité des présentations des motions, cette semaine également, de Martine Aubry, Pierre Moscovici ou encore Manuel Valls, Ségolène Royal a opté pour le show. Une Maison de la chimie qui déborde, une foule d'adhérents chauffée à blanc, des applaudissements à tout rompre ponctuant chaque fin de phrase. Jean-Pierre Mignard, président de son réseau Désirs d'avenir, n'a pas peur de l'hyperbole:

"Nous sommes en train de faire le premier grand meeting d'opposition contre le pouvoir en place depuis un an!"

"On se croirait en avril 2007", me glisse aussi une consœur. Il est vrai que tout y est: les mêmes cadres de la campagne présidentielle (Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Vincent Peillon), les mêmes jeunes trentas (Najat Belkacem, Delphine Batho, Aurélie Filippetti), les mêmes spécialistes (le lobbyiste Pascal Tallon, l'économiste Thomas Piketty).

Pas un mot en direction des autres camarades

Edwy Plénel (Audrey Cerdan).Et comme toute bonne candidate "aux prochaines échéances électorales", elle a invité nombre de personnalités. L'agent des stars Dominique Besnehard, la metteuse en scène Ariane Mnouchkine, ou encore le journaliste Edwy Plenel. Le président de Mediapart, qui avait juré que la lettre de soutien de Ségolène Royal à Mediapart n'était qu'une adhésion politique à son site parmi d'autres de sensibilités différentes, va avoir du mal à prononcer un discours aussi antisarkozyste lors d'un meeting UMP.

Les noms des camarades qui ont quitté le navire Royal depuis la défaite au second tour de la présidentielle sont tus. Pas un mot de l'ami intime Julien Dray, adversaire pour le poste de Premier secrétaire, qui a déclaré pas plus tard que vendredi sur RMC être "en désaccord tant sur le plan de la philosophie de la vie que sur les aspects politiques". Rien non plus sur Arnaud Montebourg, son ancien porte-parole parti s'acoquiner avec le strausskhanien Pierre Moscovici. De toute façon, remarque une des proches de la présidente de Poitou-Charentes:

"L'odeur du succès va rapidement les allécher et les faire revenir aussi vite qu'ils sont partis."

"Sarkozy a besoin de la peur pour gouverner"

Delphine Batho (Audrey Cerdan).La seule et unique cible ce samedi s'appelait Nicolas Sarkozy. Et force est de constater que chacun des intervenants s'en est donné à cœur joie. Souvent avec brio. Du percutant témoignage du syndicaliste de la sidérurgie de Gandrange à la tranchante salve de la spécialiste des questions de sécurité, la députée socialiste Delphine Batho:

"Nicolas Sarkozy ne veut pas débarrasser la France de la violence car il a besoin de la peur pour gouverner."

Alors pour "patienter pendant ce long moment difficile", Ségolène Royal propose de rêver à une autre France, celle qu'elle propose. Moderniser les institutions en s'inspirant des politiques régionales menées par les présidents socialistes, créer enfin un impôt progressiste, continuer à parler aux banlieues, miser toujours plus sur la petite enfance, sauver l'hôpital public…

L'intitulé de la contribution de quarante-deux pages de Ségolène Royal pour le congrès socialiste de Reims est respecté à la lettre: "combattre et proposer".

Photos: Audrey Cerdan (Rue89)

jeudi 26 juin 2008

Reunion du 3 Juillet



Ségolène Royal présentera sa contribution le 28 juin à la maison de la chimie à Paris qui sera ensuite soumise aux militants

du Parti Socialiste . Cette contribution a été alimentée par les 2500 textes que vous avez envoyés sur le site " congrès utile et

serein " et par les comptes rendus de plus de 250 débats dans toute la France. Afin de poursuivre un débat riche et utile en

vue du congrès de novembre.

Je vous propose d'en discuter lors de la prochaine réunion de Désirs d'Avenirs qui se déroulera :

le jeudi 3 juillet à 20 h

Au Siège du Parti socialiste,

Avenue de la Gare d'eau à Besançon.



Au plaisir de vous y retrouver pour un échange constructif.

A Bientôt

Thomas Vigreux

Responsable DA-Doubs

Contacts – renseignements : Marcelline Favre : marcelline25@hotmail.fr

Site Internet : www.congresutileetserein-doubs.net

mercredi 25 juin 2008

Exclusif : Royal, Aubry et Fabius trouvent un terrain d'entente !

Ségolène Royal, Martine Aubry, Daniel Vaillant, Elisabeth Guigou, Laurent Fabius et même Bernard Kouchner réunis et heureux d'être ensemble... Marianne2 a découvert des images qui prouvent que l'union des socialistes peut encore exister et que, dans la perspective du Congrès, pas besoin de motion : il suffit d'une émotion pour faire consensus !



source : Marianne.fr

samedi 21 juin 2008

Tous à la Maison de la Chimie

Tous à la Maison de la Chimie

Chères amies, chers amis,

Je vous invite à une grande réunion de présentation de la contribution que nous soumettrons très prochainement aux militants du Parti socialiste. Elle se tiendra le Samedi 28 Juin de 10h à 13h à la Maison de la Chimie 28 rue Saint Dominique, Paris 7ème (Métro/RER Invalides, Bus n°63/69/83/93)

Notre contribution, notamment alimentée par les 2 500 textes que vous avez envoyés sur le site « Congrès utile et serein » ainsi que les compte-rendus de plus de 200 débats dans toute la France, nous permettra de poursuivre un débat riche et utile lors du Congrès du mois de novembre.

Nous comptons sur votre présence à tous !

À très bientôt,

Ségolène Royal!

lundi 16 juin 2008

Congrès utile et serein

Bonjour à toutes et tous,

Au PS, le congrès de Reims se prépare.
Le débat est lancé, plusieurs thèmes sont évoqués: libéralisme, leadership, tout sauf Ségolène etc...
Mais le congrès doit-il tourner autour de ces envolées médiatiques?
Je ne le pense pas!
Le PS, par l'intermédiaire de ses militants, doit déjà s'atteler à répondre à plusieurs questions essentielles, pour lesquelles la ligne actuelle reste floue, voire même désoriente ceux qui ont besoin de nous.
Quelle politique de santé, de retraite, de l'éducation, de l'emploi, de la recherche, du pouvoir d'achat, du logement, de lutte contre la précarité...? J'en oublie sûrement, la liste des dégâts de la politique sarkozyenne étant tellement longue!

Vous aurez remarqué que je ne suis pas entré rapidement dans le débat, attendant d'observer la mise en place des Etats-Majors: Delanoë-Jospin, DSK-Montebourg-Aubry-Fabius, Emmanuelli-Hamon, Ségolène-Peillon-Rebsamen...
Si je vous écris aujourd'hui, c'est parce qu'il me semble que plutôt que d'écrire une motion à quelques uns, il est préférable de recueillir l'avis d'un grand nombre d'entre nous.
La méthode proposée par Ségolène Royal, un congrès participatif, me convient: faire appel au bon sens des adhérents, à leur vécu, à leur expérience est le meilleur moyen de faire évoluer le PS.
On veut faire croire qu'il y a des étages dans le parti, avec, en haut ceux qui savent et qui peuvent faire des propositions (les sages, les visionnaires...), et en bas des militants tout juste bons à coller des affiches et distribuer des tracts.

Participer à la démarche participative ne signifie pas forcément être acquis à la cause de ceux qui en sont à l'origine. Il s'agit surtout de susciter des débats, autrement que par micros interposés, débats qui font cruellement défaut dans le sections et les fédérations.

Il s'agit d'écouter les arguments de tous, de définir une ligne commune et de s'y tenir!
Il s'agit également d'être rigoureux dans nos pratiques politiques: trop de promesses non tenues, cumul des mandats, parité...
La politique doit changer, le PS doit changer!
Voilà pour ce billet d'humeur, vous pouvez retrouver les milliers de contributions pour préparer le congrès sur http://congresutileetserein.com/

Message de Jean-Pierre Mignard, pdt de Désirs d'avenir

Chers amis,
Voici ci joint l'invitation à tout nos camarades pour la présentation de notre contribution "Congrès Utile et Serein" le 28 Juin.
Je compte sur chacun de vous pour également proposer localement à vos militants de venir ensemble à cet événement très important (co-voiturage par exemple).
Merci de vos efforts à chacun et rendez-vous le 28 Juin !
Jean-Pierre Mignard

Chère amie, cher ami,
Nous t'invitons à venir participer le 28 Juin de 10H à 14H à

Une grande réu nion de présentation de notre contribution avec Ségolène Royal
et tous ceux qui soutiennent la démarche "Congrès Utile et Serein"

à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint DominiqueParis 7ème

Métro/RER Invalides, Bus N°63/69/83/93

Cette contribution, c’est d’abord la votre car vous l’avez construite

à travers plus de 2400 contributions et 220 réunions partout en France.

Et cette contribution, c’est aussi celle va permettre à tout le Parti Socialiste

d’avoir un congrès qui soit utile aux Français.

Venez donc nombreux et invitez largement l’ensemble nos camarades socialistes !

A bientôt,

Benoît Cornu
Désirs d'avenir 70
visitez le blog: http://www.desirsdavenir70.blogspot.com/

jeudi 5 juin 2008

Ce que j'ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis


Ce que j’ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis



Pour répondre à ceux qui déforment mes propos, voici d’abord les citations complètes de ce qu’ai dit et écrit sur le sujet :


CITATIONS

1) « Dimanche + », le 25 mai 2008

«(…) Il faut rassembler les socialistes sur les valeurs qui sont les nôtres et en l’occurrence, je crois qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redéfinir le contenu du mot socialisme, c'est-à-dire pour l’adapter aux défis du temps présent qui n’existaient pas au XIXe siècle. Les déplacements massifs de population, le réchauffement planétaire, les grandes pandémies, les masses financières qui se déplacent à l’échelle planétaire à la recherche de placements spéculatifs, la crise alimentaire qui est due à la spéculation sur les denrées alimentaires.

Donc ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est comment, avec de nouvelles règles et de nouveaux principes, on garantit à chacun l’accès au bien public collectif, c'est-à-dire manger, se loger, s’éduquer, se soigner et travailler ou être utile aux autres. Donc dès lors que l’on pourra garantir à chacun, d’abord en France mais aussi à l’échelle planétaire, ces fondements même de la dignité humaine, alors le socialisme aura réalisé un idéal (... ). »

« (…) Ce que je pense, simplement, c’est qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l’héritage des droits et des libertés individuelles. Les socialistes et la gauche sont issus de la déclaration de 1789, de la Convention européenne de droits de l’Homme, du combat de JAURES pour DREYFUS, du combat de François MITTERRAND et de BADINTER contre la peine de mort, donc les droits et les libertés individuelles font partie de notre patrimoine commun. C’est très important, faut-il aller donc jusqu’à réhabiliter ce mot de libéralisme ? Non ! (…) »

« (…) Le mot libéralisme a des connotations positives dans certains autres pays, par rapport aux Etats-Unis. En France, non. Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts et d’écrasement des bas salaires, d’insécurité, de creusement des inégalités et donc de violence, qu’il fournit de la violence (…). »

(…) Ce qu’a dit Jaurès sur la question est très important parce que c’est très moderne. Ça reste très moderne, parce qu’il avait déjà intégré cet héritage-là, des droits et des libertés individuelles, au socialisme… mais agrandi à la dimension sociale de l’homme. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il nous manque dans le monde dans lequel nous sommes, par rapport à toutes ces souffrances, par rapport à ces 5 euros, qu’est-ce qui nous manque ? Il nous manque du social, et les socialistes ne sont pas pour le social contre l’économique, ils pensent que l’un ne va pas sans l’autre (…). »




2) Le Point du 27 mars 2008

« De quel libéralisme parle-t-on ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose ». La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! »

« Mais si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, du laisser-aller, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là (…). »

« La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers, mais pour qu’ils servent au bien-être de tous ? Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple qu’il était impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait en Poitou-Charentes et nous sommes aujourd’hui l’une des régions mieux placées en termes de créations d’entreprises ! »




3) Maintenant, Ségolène Royal répond à Marie-Françoise Colombani, Hachette Littératures, mars 2007

"Nous, socialistes, nous sommes des libéraux au sens politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques. (...) Donc, pas question de jeter l'opprobre sur le mot lui-même (…).

(...) Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l'économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l'ennemi de la justice sociale."



COMMENTAIRES

Suite à ce que j’ai dit, voilà ce que je voudrais rajouter :

Sur le « libéralisme »

Une chose est de « ne pas jeter l’opprobre » sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.


Le mot « libéral » a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’ « ultra ».

Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.

La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du 21ème siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.

Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l'éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).

Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux.

Car être socialiste, c’est :

- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ;

- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?);

- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;

Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.




Sur la question du Parti et des alliances

Nous voulons d’abord un parti fort car ouvert sur la société, ferme sur ses convictions et ses valeurs.

Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche. Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui.


Ségolène Royal




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samedi 31 mai 2008

«Nous ne devons pas rester entre nous»

Face à l’offensive de Bertrand Delanoë en vue du congrès du PS, Ségolène Royal confie à «Libération» son état d’esprit et sa conception du Parti socialiste.
Recueilli par DAVID REVAULT D’ALLONNES
QUOTIDIEN LIBERATION: samedi 31 mai 2008

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mardi 27 mai 2008

Elles quittent Arnaud Montebourg en bloc pour Ségolène Royal

3 dirigeantes, membres fondateurs du courant animé par Arnaud Montebourg, ont décidé de le quitter pour rejoindre Ségolène Royal.
Arnaud Montebourg avait crée avec elles « Rénover Maintenant » début 2006 à un moment où certains pensaient qu'il pourrait présenter sa candidature aux primaires socialistes et incarner le renouveau du Parti Socialiste. Isolé dans le parti, il n'en fit rien.

Il se retrouve aujourd'hui encore bien plus isolé alors qu'Yvette Roudy, ancienne Ministre, Françoise Mesnard Vice–Présidente de la région Poitou-Charentes et Béatrice Arruga Vice-Présidente de la région Centre ont décidé de quitter en bloc la direction nationale de « Rénover Maintenant » pour rejoindre Ségolène Royal.

A l'origine de cette décision, la volonté d'Arnaud Montebourg de se rapprocher des partisans de DSK qu'elles n'acceptent pas. Elles donnent leurs raisons dans un communiqué publié sur le site Désir d'Avenir où elles évoquent la campagne présidentielle de 2007 et la nécessaire cohérence entre le Parti Socialiste et sa candidate:

«(...) Malgré un parti socialiste désorganisé, les militants socialistes ont fait une campagne électorale de terrain participative, innovante et enthousiaste. Avec une fierté retrouvée, et malgré la défaite, les militants ont dit merci à Ségolène Royal au soir du deuxième tour.
Car, chacun des militants gardait en mémoire le silence volontaire, les coups bas de ceux des socialistes qui n'avaient pas emporté la primaire.
Car, chacun des militants gardait en mémoire l'effet dévastateur des attaques menées contre Ségolène Royal par ses challengers socialistes et reprises par Nicolas Sarkozy tout au long de la campagne électorale.
Le 18 mai 2008, « Rénover Maintenant » a décidé de se rapprocher des socialistes qui veulent renouveler cette même stratégie suicidaire. Dans cette volonté de séparer l'orientation politique du Congrès et l'élection présidentielle, ils veulent priver notre parti de la cohérence nécessaire avec le calendrier électoral au nom d'une ambition qui ne dit pas son nom. (...) »
« Nous voulons rester fidèles à la rénovation de notre parti pour laquelle nous avons oeuvré toutes ces années. Nous avions fait le choix en 2007 de soutenir Ségolène Royal. Elle a porté nos idées au delà de nos espérances: démocratie participative, réforme institutionnelle, développement durable, pacte social européen. Aujourd'hui, nous faisons le choix de continuer avec elle le travail de rénovation entrepris. »

Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, déclarait cette semaine:
"On y va. On se compte avec Aubry et Montebourg et on n'exclut pas de contacter Fabius".
Il faut croire que les apports d'Arnaud Montebourg à cette alliance vont être bien faibles et il faut bien comprendre que cette alliance vise surtout à réduire son isolement tout en préservant ses ambitions.
Au détriment de ses propres idées.

mardi 20 mai 2008

Vu de Suisse

19.05.2008

Ségolène et les éléphanteaux



Édito Lausanne FM – Lundi 19.05.08 – 07.50h


On aime ou non Ségolène Royal, mais il faut bien avouer que l'ancienne candidate à la présidentielle française ne manque pas d'une certaine suite dans les idées. N'avait-on pas maintes fois, comme pour Pascal Sevran, annoncé sa mort : la voilà, toujours, qui resurgit. Et qui vient d'afficher ses ambitions : devenir première secrétaire du PS.

Sur le poste convoité, elle a raison : le seul moyen d'accéder au plus haut niveau, en France, c'est de diriger l'un des grands appareils politiques, à gauche comme à droite. François Mitterrand ravissant à la vieille SFIO, celle des Mollet et des Savary, au congrès d'Epinay, en 1971, le parti socialiste. Jacques Chirac prenant à la hussarde l'UDR aux barons décatis du gaullisme, en 1976, avant d'en faire sa chose, sous le nom de RPR. Nicolas Sarkozy prenant le contrôle de l'UMP, comme tremplin présidentiel.

L'objectif est juste, et Ségolène Royal a d'autant plus raison de le viser qu'elle est, à l'interne, détestée de tous. En politique, c'est un avantage précieux : être haï de ses pairs, avoir face à soi ces éléphanteaux qui ne demandent qu'à vous piétiner, voilà qui permet de les attaquer de front sans états d'âme. En politique, l'ennemi est toujours dans le camp, dans la famille, c'est un peu l'univers de Mauriac, avec ces haines intestines, rentrées, dans la bourgeoisie bordelaise d'avant-guerre.

Nœud de vipères, d'autant que l'un des éléphanteaux n'est autre que son ancien compagnon, père de ses quatre enfants. Visage d'apothicaire, le Monsieur Homais du paysage politique français, mais esprit très vif lorsqu'il s'agit de trouver les armes pour conserver sa boutique. Diable, de Mauriac nous serions passés à Flaubert, mais toujours la puissance de cette Province, ici girondine, là normande, ou encore poitevine pour Ségolène, et là aussi c'est un avantage : cette candidate de 2007, moins bonne que Sarkozy sur le fond, avait sur lui l'avantage de ressembler à la France. Cette fois-là, ça n'avait pas suffi. Mais demain, après-demain ?

Il ne faut pas sous-estimer Ségolène Royal. Contre le cuir et la masse des éléphanteaux qui se ressemblent et peut-être s'annulent, en voilà une qui s'affiche et qui existe. Oh, je ne prétends pas qu'elle ait l'envergure, ni le génie politique, de refaire le coup d'Epinay (en 1971, François Mitterrand était un solitaire, face à l'appareil), mais elle a raison de se lancer dans ce combat. Contre le maire de Paris, je ne suis pas sûr du tout qu'elle parte nécessairement perdante.

samedi 17 mai 2008

Ségolène Royal officialise sa candidature à la tête du PS

L'ex-candidate à l'Elysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied de Bertrand Delanoë dont la semaine prochaine doit marquer la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.

afp

LIBERATION.FR : samedi 17 mai 2008

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vendredi 16 mai 2008

Atelier Citoyen avec Ségolène Royal

David Assouline
Sénateur de Paris

Dominique Bertinotti
Maire du 4ème arrondissement

Co-Présidents du Pacte Rénovateur

et

l’équipe du Pacte Rénovateur


vous convient à un Atelier Citoyen avec

Ségolène Royal


autour des questions de la consultation participative pour un Congrès utile et serein :


• De quelle façon faut-il sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir ?

• Avec quelles nouvelles règles les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme ?

• Quelles nouvelles règles communes pour parvenir sereinement : à un Parti socialiste qui intègre toutes les nouvelles formes de militantisme, d’engagement citoyen, les réussites du travail des élus locaux et qui décide efficacement, avec le sens de la discipline collective ?




Vendredi 16 Mai 2008 à 20h00

La Bellevilloise
20 rue Boyer - 75020 Paris
Metro Gambetta (ligne 3) sortie Martin Nadaud et Ménilmontant (ligne 2)
Bus 26, 61, 69, 96 - Parking Saint-Fargeau à proximité


http://www.pacte-renavateur.com
http://www.congresutileetserein.com



Pacte Rénovateur : qui sommes nous ?

Le Pacte Rénovateur rassemble les militantes et militants qui pensent qu’il faut partir des acquis de la campagne présidentielle, de l’exceptionnelle mobilisation populaire suscitée par Ségolène Royal et du vent de rénovation qu’elle a fait souffler sur les propositions et sur la démarche politique des socialistes, pour mener à bien l’effort collectif de rénovation du PS. Ses débats sont ouverts à tous les socialistes qui veulent y participer. Car nous voulons privilégier le débat sur le fond, avec la volonté de dépasser ainsi les stériles et anciennes divisions internes du PS. Nous restons en particulier attachés à la méthode citoyenne des débats participatifs pour permettre au PS de revenir au premier plan du combat pour préparer l’alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.



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mercredi 14 mai 2008

Royal sort l’artillerie participative

Royal sort l’artillerie participative
PS. Elle dévoile les premiers résultats de sa consultation des militants lancée début avril.

Ségolène Royal accélère. Mais à son rythme. Une semaine après la publication du texte des partisans de Bertrand Delanoë, l’ancienne candidate à la présidentielle dévoile aujourd’hui les premiers résultats de sa consultation participative, lancée début avril. Quelque 1 500 contributions, reçues via Internet, ont été synthétisées par son équipe. Vendredi à Paris, lors d’un premier «atelier citoyen», elle y fera référence afin de préciser, en des termes choisis, pourquoi elle entend prendre le parti. Avant d’attaquer les déplacements, mardi en Lorraine, sur le terrain des ouvriers, puis dans l’Aube, deux jours plus tard. Une séquence de visites du parti d’en bas prévue jusqu’au 7 juin, date du début de la rédaction d’une contribution en vue du congrès. Avec, en toile de fond, l’ambition d’incarner «le choix de la survie et du développement du PS». Pour «gagner sur le fait que le parti a besoin de changer».

Bien sûr, comme à l’accoutumée, Ségolène Royal jouera ce mercredi son rôle de première opposante : «Je fais mon travail. C’est ma responsabilité. Je ne vais pas me tourner les pouces en disant : "J’attends 2011."» Elle s’en prendra donc à la loi de modernisation de l’économie façon Nicolas Sarkozy. Mais l’essentiel, aujourd’hui, est ailleurs : dans les positions exprimées par les militants sur le site. Lesquels, en matière économique, estiment que «le PS doit se réapproprier le discours sur l’entreprise». Plaident pour «cesser le catéchisme doctrinal» et pour «traiter de questions qui n’apparaissent pas au premier abord définir un discours de gauche». Préconisent, au chapitre du parti, d’«ouvrir les sections à des non-membres». Et revendiquent «unanimement, la nécessité d’un leadership incontesté et respecté»

Faut-il voir dans ce timing une réponse de la bergère à Delanoë, qui estimait dans son texte que la démocratie participative devait «se nourrir d’une mise en débat des projets et non de simples questions», fustigeait le «contournement des lieux de débat» ainsi que la stratégie «improvisée et non concertée» d’alliance au centre ? «On déroule une méthode et un calendrier, proteste David Assouline, proche de la candidate. On est dans l’action, pas dans la réaction.» Reste que Ségolène Royal assume volontiers «un certain nombre de différences» : «Je crois à un parti le plus attractif possible, et ouvert à de larges alliances pour battre la droite. Ça a le mérite de poser le débat.» Et, du même coup, de lui fournir un angle pour soigner son profil de rénovatrice face à un canal historique jospino-jospiniste : «On ne peut se contenter de replâtrages, de recyclages des anciens projets du PS. On ne fait plus de la politique comme autrefois.»

Car si «la consultation des militants est un des ruisseaux qui alimentent» le texte que présentera Royal, celui-ci devrait aussi se nourrir, outre des travaux de ses groupes d’experts, des concepts développés pendant sa campagne présidentielle. «Je ne veux pas que ce potentiel soit perdu. Moi, je m’adresserai aux militants comme aux Français, sans compromis. Je ne me forcerai pas, parce qu’un congrès se gagne soi disant à gauche, à diaboliser le centre pour ensuite faire alliance avec lui au moment des élections.» Quant à la forme, Ségolène Royal n’a pas choisi, comme les partisans du maire de Paris, d’aligner les signatures. Du moins pour l’instant. «Je ne suis pas au téléphone en train de faire la course aux signatures, comme au bon vieux temps.» Davantage que la dynamique des soutiens, qui l’avait portée pendant la primaire socialiste, elle privilégie la démarche de l’offre politique. « Je ne mets pas de pression. Les gens doivent se sentir partie prenante dans ce texte, et pas enrôlés dans une liste de supporters.» Un discours de la méthode pensé pour élargir le cercle de ses soutiens: «J’espère que j’entraînerai tout le monde. Y compris Delanoë.» Pour pallier l’effritement de sa cote au fil d’un processus interne édifié pour empêcher son OPA sur le PS au lendemain de la présidentielle: «Le calendrier est très long et a été organisé pour étouffer les choses. Je dois donc faire un travail de pédagogie plus important que d’autres.» Et, aussi, pour clôturer le procès en incompétence datant des primaires: « Là, si je gagne le congrès, on ne pourra pas dire que c’est sous le coup de l’émotion… »


mercredi 7 mai 2008

Le PS adopte de nouveaux statuts et cale son calendrier sur la présidentielle

Par Elahe MEREL AFP - Mardi 6 mai, 21h09

PARIS (AFP) - Le Bureau national du PS a adopté mardi à l'unanimité les nouveaux statuts du parti qui mettent le calendrier socialiste au diapason des scrutins présidentiel et législatif.


Le projet élaboré par une commission de rénovation, intégrant toutes les sensibilités du parti "a été adopté à l'unanimité, à la virgule près", a indiqué François Rebsamen, numéro deux du parti, qui pilotait la Commission.

"Le BN s'est réjoui du large accord réalisé", a-t-il ajouté.

"Pour tenir compte des effets du quinquennat sur le fonctionnement de notre organisation politique, il faut modifier le rythme de nos congrès", affirme le texte élaboré sous la houlette de François Rebsamen, numéro deux du parti, et qui a recueilli l'assentiment de toutes les sensibilités.

Alors que jusqu'à présent, la vie du PS était rythmée par un congrès tous les trois ans, indépendamment des scrutins, désormais le parti organisera un congrès "au moins un an avant les échéances présidentielle et législative", et un autre "dans l'année qui suit ces mêmes échéances".

L'adoption prévue par le bureau national mardi des nouveaux statuts après celle, également consensuelle, de la déclaration de principes, renvoie l'image d'un parti unifié avant son Congrès de novembre, alors que de fait, il reste déchiré entre courants et personnalités qui convoitent la succession de François Hollande et/ou l'Elysée.

Pour ce qui est de la présidentielle, les nouveaux statuts stipulent qu'"au plus tard dans les trois mois qui suivent" le congrès pré-présidentiel, "les adhérents procèdent à la désignation du (de la) candidat(e)".

Il s'agit d'éviter la réédition de "certaines dissonances", souligne M. Rebsamen, en allusion à la présidentielle de 2007, où on a reproché au PS un écart entre son projet et sa candidate. "C'est le congrès qui donne la ligne politique, élabore le projet présidentiel et prépare le programme législatif", précisent les statuts.

Mais la question épineuse d'éventuelles primaires pour faire émerger un candidat unique de la gauche dès le premier tour a été reportée au Congrès de novembre.

"Il s'agit d'une réforme non négligeable et la modification du calendrier est un cap important", a souligné Alain Bergounioux, secrétaire national et historien du parti. Il rappelle que la dernière modification des statuts remonte à 1995, lorsque Lionel Jospin avait obtenu l'élection du premier secrétaire et des premiers fédéraux par les militants.

Le nouveau texte institue un "Conseil des territoires", regroupant notamment les présidents des Conseils régionaux et généraux, une innovation qui prend compte de la forte implantation locale du PS au fil des derniers scrutins. "C'est la pratique qui dira si cette instance prendra de véritables décisions" ou tombera "en désuétude", relève M. Bergounioux.

Le parti continuera de fonctionner à la proportionnelle: le seuil à atteindre pour siéger dans les instances nationales reste inchangé à 5%. Le souhait de Ségolène Royal et ses partisans d'un scrutin plus majoritaire, vécu par d'autres courants comme un casus belli, a été abandonné.

Mais une restriction est apportée: les motions doivent obtenir 5% "dans au moins 15 fédérations différentes", ce qui "évite les chantages aux baronnies", et la tendance au "localisme", souligne M. Bergounioux.

Enfin, la représentativité des sections et fédérations sera dorénavant calculée à partir du nombre de votants au congrès, et non plus d'inscrits, ce qui "va dans le sens de la moralisation", relève l'historien.

Les nouveaux statuts, de même que la déclaration de principe, sont soumis au vote des militants et doivent être ratifiés par une Convention nationale le 14 juin.


samedi 3 mai 2008

François Rebsamen : "Lier notre rythme à celui du quinquennat"

LE MONDE | 02.05.08 | 14h27 • Mis à jour le 02.05.08 | 14h34


Le calendrier des congrès du PS sera désormais calé sur celui du quinquennat. C'était une nécessité ?

Il s'agit de tirer les leçons du passé en établissant un lien entre notre fonctionnement et le rythme induit par le quinquennat afin d'éviter que ne se reproduisent certaines dissonances. Ce calendrier qui permet de concilier élaboration de notre ligne politique et désignation de notre candidat ou candidate s'appliquera à partir du prochain congrès de novembre 2008.

Le suivant pourra donc se tenir entre janvier et juin 2011, alors qu'il aurait dû avoir lieu statutairement trois ans plus tard. C'est-à-dire en novembre 2011, une échéance trop tardive avant la présidentielle d'avril 2012.

Envisagez-vous d'organiser des primaires "à l'italienne" en consultant les sympathisants de gauche pour désigner un candidat unique à la présidentielle ?

Ce seront les adhérents du PS qui désigneront le candidat ou la candidate socialiste mais, bien que cette question n'ait pas à figurer dans nos statuts, nous sommes tous d'accord pour rechercher avec nos partenaires les conditions d'une candidature unique de la gauche dès le premier tour de l'élection présidentielle. Les formes qui en permettront l'émergence restent à déterminer, mais nous n'écartons pas la possibilité d'organiser des primaires auprès des sympathisants.

Quels effets auront ces modifications statutaires sur le déroulement du prochain congrès ?

Le fil rouge de cette réforme des statuts consiste à remettre de la politique dans le parti en lui apportant plus de démocratie et de transparence. Au terme de ces discussions qui ont duré quatre mois et se sont déroulées dans un bon climat, je pense être parvenu à lever les craintes initiales soulevées par certains.

Ces modifications ne remettent pas en cause la nature du PS. Après notre belle victoire aux élections municipales et l'adoption d'une nouvelle déclaration de principe, ces règles qui nous permettent de vivre ensemble dessinent les contours d'un parti apaisé avant d'aborder un congrès au cours duquel il reviendra aux uns et aux autres d'être porteur d'un projet politique.

Il s'agit également d'une sortie honorable pour François Hollande, qui quitte le poste de premier secrétaire en menant à bien les réformes consensuelles qu'il estimait nécessaire de réaliser.

jeudi 1 mai 2008

Le PS devrait désigner son candidat à l'Elysée en 2011

AFP - Mercredi 30 avril, 21h13

PARIS (AFP) - Le candidat PS à l'élection présidentielle de 2012 devrait être désigné "dans les trois mois" suivant le congrès du parti organisé un an avant cette échéance, de façon à s'assurer de la concordance des orientations du parti et de son candidat, a-t-on appris mercredi de sources socialistes.

La "commission de la rénovation" mise en place par François Hollande pour moderniser les statuts a achevé ses travaux mardi soir, après deux mois de discussions dont le secrétariat national du PS a fait mercredi la synthèse.

Les participants se sont mis d'accord pour ordonner les congrès du PS autour de l'élection présidentielle, alors que les statuts actuels prévoient seulement que "le congrès national se réunit tous les trois ans".

Ségolène Royal avait été désignée en novembre 2006, un an après le congrès du Mans, le dernier avant la présidentielle de 2007.

Désormais, un congrès - suivi aussitôt de l'élection du premier secrétaire - se tiendrait un an avant le scrutin avec, à son ordre du jour, l'orientation politique du parti, y compris en vue de la présidentielle et des législatives.

Le candidat au scrutin suprême serait désigné "dans les trois mois" suivants, selon des responsables du parti.

Cette dissociation doit permettre de "privilégier le travail de fond au congrès tout en faisant en sorte d'obliger le candidat à s'inscrire dans la ligne politique qui l'a emporté" au congrès, a expliqué l'un d'eux.

Le mode de désignation du candidat - par les seuls adhérents ou par une primaire de toute la gauche ou par un mélange des deux - sera du ressort du congrès et n'était pas à l'ordre du jour des travaux de la commission.

Un autre congrès aurait lieu "dans l'année suivant l'élection présidentielle".

Ce schéma, partie d'un ensemble plus vaste, doit être présenté à un prochain Bureau national et être soumis au vote des militants fin mai, puis ratifié par une Convention nationale le 14 juin.

D'autre part, pour les courants (sensibilités politiques), le seuil à atteindre pour siéger dans les instances nationales du parti resterait inchangé, à 5% des suffrages exprimés. François Hollande proposait 10%. Ségolène Royal et ses partisans militaient activement pour un relèvement du seuil afin de donner plus de force au courant majoritaire.

En outre, la représentativité des sections et fédérations serait dorénavant calculée à partir du nombre de votants au congrès, et non plus d'inscrits, afin de mieux refléter l'implantation locale réelle.

Le régime des sanctions applicable aux cas d'indiscipline - caractérisés au moment du référendum sur le traité constitutionnel européen puis lors des investitures aux élections législatives et municipales - demeurerait identique.

En lançant cette réforme le 23 juin 2007, et récemment encore, François Hollande avait beaucoup insisté sur la nécessité de "respecter le parti et ses décisions".

Enfin, l'adhésion au parti coûterait toujours 20 euros la première année. Un barème progressif, tenant compte du revenu et des charges familiales et voté chaque année par le Conseil national, s'appliquerait à partir de l'année n+1.

lundi 28 avril 2008

Congrès utile et serein

Chères amies, chers amis,
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

Ségolène Royal

Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions.
Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde.
Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun. Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS...

mercredi 23 avril 2008

Le PS a besoin de Ségolène Royal à sa tête, selon Vincent Peillon

Le porte-parole de campagne de l'ex-candidate à la présidentielle, continue de penser qu'elle est la mieux placée pour succéder à François Hollande, lors du congrès de novembre.

Le député PS européen Vincent Peillon

Le député PS européen Vincent Peillon

(c) AFP
Le PS a besoin d'avoir Ségolène Royal "à sa tête" pour succéder au premier secrétaire du parti, François Hollande, lors du congrès de novembre, a estimé, lundi 21 avril, l'eurodéputé socialiste Vincent Peillon, porte-parole de campagne de l'ancienne candidate à la présidentielle.
"Aujourd'hui, le Parti socialiste a besoin d'avoir Ségolène Royal à sa tête autour d'une équipe de gens de talents et pas seulement des candidats putatifs et qui l'aident dans sa tâche" pour la présidentielle de 2012, a-t-il affirmé sur France Inter/Le Monde i-télé.

Dissensions au PS


Tandis que l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy avait proposé la candidature de l'eurodéputé à la tête du PS, "Je ne désespère pas de convaincre Pierre" a réaffirmé Vincent Peillon, que l'élection de Ségolène Royal à la tête du parti "est la bonne solution pour notre famille politique et pour la France".

Nouveaux principes


Le PS a adopté lundi sa nouvelle "déclaration de principes", un document en 21 articles précédés d'un préambule. Elle sera soumise au débat et au vote des militants pour adoption à la Convention du PS du 14 juin. Il s'agit de la première phase de la préparation du Congrès (7 au 9 novembre).

Sarkozy a raté sa première année, accuse Royal

Nicolas Sarkozy a "raté" la première année de son mandat, a estimé mardi Ségolène Royal à quelques jours du premier anniversaire de sa défaite à l'élection présidentielle.

"Plus de deux Français sur trois estiment que cette première année est une année ratée. Notre pays ne peut pas se permettre de rater une année de sa vie. La situation est très grave, et c'est de la faute de Nicolas Sarkozy", a déclaré la finaliste de l'élection présidentielle de 2007 lors d'un point presse dans ses bureaux parisiens.

M. Sarkozy "avait en main tout le potentiel pour réussir à faire avancer la France. Il avait promis un choc de croissance, une rupture, un recul de la précarité, et on a tout le contraire", a dénoncé la candidate putative au poste de Premier secrétaire du PS.

Pour Mme Royal, le chef de l'Etat "a gâché cette première année à cause d'une conception du pouvoir (...) ultra-centralisée, ultra-personnalisée, une forme d'exhibition permanente et très artificielle".

Nicolas Sarkozy a aussi "gâché les chances de la France" du fait de "premières décisions très injustes". "Le paquet fiscal, les cadeaux fiscaux aux riches (...) ont mis les Français en colère", a dénoncé la candidate socialiste.

Interrogée sur ses attentes avant l'intervention télévisée jeudi soir de Nicolas Sarkozy, Mme Royal a dit "attendre qu'il reconnaisse ses erreurs" sur le paquet fiscal. "Il faut récupérer ces 15 milliards dépensés qui ne vont servir à rien, et avec cette somme doubler la Prime pour l'emploi (PPE), aider les PME à innover, baisser la TVA", a-t-elle expliqué.

La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que le bilan de la première année de présidence Sarkozy montrait que sa méthode de démocratie participative était adaptée. "Si les Français avaient été écoutés, consultés sur ce qui les attendait, ce ne sont pas les décisions que Nicolas Sarkozy a prises qui auraient été prises", a-t-elle jugé.

Ségolène Royal a présenté un rapport d'étape de la "consultation participative" lancée le 4 avril dernier pour préparer sa contribution au congrès du PS qui se tiendra du 7 au 9 novembre. Les militants socialistes ont déposé 735 contributions sur son site http://www.congresutileetserein.com. Une participation jugée encourageante, mais encore insuffisante si on la rapporte aux quelque 160.000 adhérents du PS. AP

egp/mw

mardi 22 avril 2008

Le PS présente sa "carte d'identité": démocratie, réformisme, écologie

Par Elahe MEREL et Christine POUGET AFP - Lundi 21 avril, 17h11

PARIS (AFP) - A moins de sept mois de son Congrès, le PS a sorti lundi sa "carte d'identité" : un projet de déclaration de principes qui marque son attachement au réformisme, à la démocratie et à l'économie de marché, à condition qu'elle soit "sociale et écologique".

"On dit toujours : socialistes, vos papiers!. Nous présentons nos papiers d'identité!", a lancé le député européen Henri Weber.

Aux côtés des secrétaires nationaux Alain Bergounioux (études) et Béatrice Marre (environnement) l'eurodéputé présentait à la presse ce texte en 21 articles, adopté à l'unanimité par toutes les "sensibilités comptabilisées au PS".

"Le PS entame une nouvelle période de sa vie. Il était indispensable de définir ce qu'est le socialisme pour nous", a insisté M. Bergounioux.

A chaque tournant de leur histoire, a-t-il rappelé, les socialistes ont élaboré un texte fondateur (1905, 1945, 1969 avant le Congrès d'Epinay, 1990 au Congrès de Rennes).

"Ni projet politique, ni programme, ce sont des idées fortes qui dessinent un cadre commun de pensée", souligne cet historien du parti.

"Etre socialiste, ce n'est pas se satisfaire du monde tel qu'il est", stipule l'article 1. "Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète".

Une première: l'écologie est devenue "intrinsèque au PS", selon Mme Marre.

Adieu, le mot révolution encore présent en 1990? "C'est la réforme qui est révolutionnaire", répond Alain Bergounioux, invoquant Jean Jaurès. Mais les socialistes "portent une critique historique du capitalisme" et revendiquent "le souvenir de la Commune", nuance-t-il.

Le pragmatisme domine. Il s'agit de "tenir les deux bouts entre l'idéal et le réel", souligne l'historien. La force du PS est sa "capacité d'adaptation", son "ancrage dans le réel".

Parmi les finalités: la démocratie, "une fin et un moyen" (article 5). "Notre conception de la démocratie, c'est l'action collective, nous n'avons pas une vision individualiste", souligne M. Bergounioux. Henri Weber renchérit: défendre une "République sociale" différencie les socialistes de l'UMP et de la droite libérale.

"La maîtrise de l'économie", à travers "l'économie sociale et écologique de marché", est également un objectif pour le XXIème siècle, modèle qui "intègre l'efficacité économique, la protection sociale, les objectifs sociaux et l'impératif écologique", explique M. Weber.

"Nous sommes pour l'économie de marché, mais pas n'importe laquelle", dit-il. Elle "doit être régulée à la fois par la puissance publique, par les partenaires sociaux et les grandes associations".

Enfin, le socialisme est "un projet de civilisation", "nous sommes d'abord pour une société du bien-vivre", affirme l'eurodéputé.

Dans son dernier article, le PS assure vouloir "rassembler toutes les cultures de la gauche", "ouvrir l'espace de la gauche réformiste" qui irait "des altermondialistes, aux chrétiens sociaux et aux républicains de progrès".

Avant le Congrès - 7 au 9 novembre - qui s'annonce houleux, le texte constitue un "socle commun", seul le sénateur Jean-Luc Mélenchon ayant émis des "réserves" sur l'article concernant l'Europe. "Il aurait aimé une vision plus critique", souligne Alain Bergounioux. Mais, les socialistes sont tous "pro-européens".

Le texte est soumis aux militants qui pourront l'amender avant son adoption à la Convention du PS du 14 juin, première étape du Congrès.