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mercredi 13 août 2008

Ségolène Royal rencontrera le dalaï lama samedi à Nantes

PARIS - L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal rencontrera samedi matin à Nantes le dalaï lama, a-t-on appris mercredi dans son entourage.
Le leader tibétain est en visite en France jusqu'au 23 août. AP

dimanche 20 juillet 2008

Ségolène Royal dénonce "le régime de mépris généralisé" de Sarkozy

AFP - Samedi 19 juillet, 21h29

PARIS (AFP) - Ségolène Royal a dénoncé "le régime de mépris généralisé" de Nicolas Sarkozy, estimant qu'un éventuel rejet du projet de réforme des institutions lundi au Congrès de Versailles serait un "échec du pouvoir en place" qui a cru "pouvoir acheter des parlementaires".

"On pourra simplement parler d'un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre", a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle dans une interview au Parisien Aujourd'hui en France à paraître dimanche.

Elle a qualifié la méthode de Nicolas Sarkozy de "régime du mépris généralisé, qui produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine".

Selon elle, le fait que le président évoque un remplacement de François Fillon en 2009 est "un manque de respect et une incroyable désinvolture de la part du chef de l'Etat vis-a-vis de son Premier ministre".

"Tout le monde est malmené, a-t-elle ajouté en citant la justice et le Parlement "qui ne sont pas respectés" et les syndicats qui "sont piétinés".

Mme Royal a ironisé, par ailleurs, sur les propos de Nicolas Sarkozy qui a dit "Ségolène Royal est vraiment trop! Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer". "Il a dû faire un lapsus, il a dû penser: elle est vraiment top, si elle n'existait pas elle manquerait beaucoup", a plaisanté Mme Royal ajoutant: "A ce niveau d'agressivité de la droite, je fais le choix de l'humour".

Revenant sur "la mise à sac" de son domicile, elle s'est dit "très étonnée que l'Elysée ait diffusé à la presse de fausses informations". "Le procureur de la République doit rester le seul habilité à communiquer" sur ce sujet, a-t-elle prévenu.

mardi 15 juillet 2008

Ségolène Royal affirme «dénoncer des vérités qui dérangent»

La socialiste dénonce la majorité qui cherche à la «faire taire en (l)'insultant». «Je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucune puissance médiatique», affirme l'ex-candidate, qui suggère de reprendre «la moitié des superprofits de Total».
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : mardi 15 juillet 2008

Ségolène Royal continue son offensive. Et dénonce les propos de la majorité à son égard. «On a rarement atteint une telle vulgarité, une telle violence dans les propos de la majorité contre un responsable de l’opposition», a-t-elle souligné ce matin sur France Inter. «(L'attitude de) la majorité consiste à me faire taire en m'insultant», ajoute la socialiste.
Selon l’ex-candidate à la présidentielle, «quand on dénonce des vérités qui dérangent, ceux qui portent ces paroles de vérité sont traités de dérangés et c'est ce qui est en train de se passer». «Je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucune puissance médiatique, je n'ai jamais rien fait de malhonnête dans ma vie donc je ne suis sujette à aucune pression ou aucun chantage donc cette liberté de parole, elle est totale et je continuerai à l'exercer», a-t-elle insisté.

Ségolène Royal indique qu'elle ne compte pas porter plainte pour diffamation «parce que sinon c'est tous les jours, je ne voudrais pas encombrer les prétoires».

«Le capitalisme financier qui est devenu fou»

Au sujet du lien qu’elle fait entre ses cambriolages et «la mainmise du clan Sarkozy», la dirigeante socialiste explique ce matin qu’elle a «simplement souligné qu’il y avait une drôle de coïncidence, et que ça faisait deux fois, sans parler du vol d’ordinateur de plusieurs de mes collaborateurs et amis. Voilà, je m’en tiendrai là aujourd’hui, parce que je ne veux pas que par cet entretien volontaire de ce feuilleton, on cherche aussi à faire croire que je n’ai pas de proposition à faire». «Or je viens d’écrire un livre qui m’a demandé beaucoup de travail», a-t-elle ajouté.

Critiquant «un capitalisme financier qui est devenu fou», elle estime que «le FMI (dirigé par Dominique Strauss-Kahn, l’un de ses rivaux au PS ndlr), la Banque mondiale, devraient avoir pour principale préoccupation de règlementer ce capitalisme financier, et c’est possible si la volonté politique était là».

«Accumulation désordonnée de décisions»

La présidente PS de la région Poitou-Charentes a aussi suggéré d'attribuer une aide de 300 euros aux «familles» et aux «retraités» pour compenser les factures de fioul, qui serait financée en reprenant «la moitié des superprofits de Total». Elle avait déjà lancé l’idée de «prélever les profits de Total, qui sont un bien collectif».

«Je trouve le gouvernement particulièrement inerte» sur la flambée des prix du pétrole et ses conséquences sur le pouvoir d'achat, a-t-elle estimé. «Il suffirait de reprendre la moitié des superprofits de Total pour les transformer en chèques de 300 euros», qui pourraient être «donnés aux familles et aux retraités», afin «qu'ils puissent remplir leur cuves pour cet hiver», a-t-elle ajouté.

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a enfin répété que «s'il y a moins de grève aujourd'hui» c'était «parce que le pouvoir d'achat a tellement baissé, que la hausse du prix de l'énergie pèse tellement sur la vie quotidienne», que «les salariés ne peuvent plus se permettre de perdre une journée de travail».

Les Français estiment que «nous avons besoin de réformes», mais «de réformes justes, cohérentes, qui donnent une vision de la France», a-t-elle dit. Or «aujourd'hui il y a une accumulation désordonnée de décisions qui ne constituent pas une politique cohérente», a-t-elle souligné.

mardi 8 juillet 2008

Pour Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy "ne se rend même plus compte de ce qu'il dit"

PARIS - Réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la perte d'influence des mouvements de grève, Ségolène Royal a affirmé mardi que le président de la République "ne se rend même plus compte de ce qu'il dit" car "il vit dans un autre monde".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a déclaré sur RTL que pour le chef de l'Etat "l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent", évoquant "une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France" de la part de Nicolas Sarkozy.

"On se croirait revenu sous l'Ancien Régime où le Roi s'amuse, le Roi dilapide l'argent, le Roi soigne ses amis, le Roi enrichit ceux qui sont déjà riches et pendant ce temps là le peuple s'appauvrit", a dénoncé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Mme Royal a également mis en garde la majorité contre tout excès de triomphalisme face à des grèves moins importantes qu'auparavant : "Il y a des colères muettes qui ne se manifestent pas forcément par des grèves ou des protestations parce que on a plus les moyens (...), parce que ça coûte cher", a-t-elle averti.

"Les gens sont désespérés, c'est très difficile aujourd'hui pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a prévenu Mme Royal, pour qui "présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et c'est répondre à leurs soucis et à leurs problèmes. AP

Betancourt : les nouvelles propagandes

Médiatiques Chaque lundi
Betancourt : les nouvelles propagandes
PAR DANIEL SCHNEIDERMANN
QUOTIDIEN : lundi 7 juillet 2008

O
n pensait avoir définitivement basculé dans le conditionnement moderne, c’est-à-dire nappé du sucre glace de la religiosité. Processions pour la délivrance de l’héroïne, tee-shirts immaculés, rollers, lâchers de colombes, angelots, chorales, ballons, portraits géants aux frontons des mairies. Et après la résurrection, émotion obligatoire devant les retrouvailles familiales, la maman, les enfants, les deux maris, génuflexion devant les «orgies de baisers» des retrouvailles, prosternation collective. Ainsi la France entière, shootée aux photos du bonheur et aux flashes spéciaux, a-t-elle dû subir les scènes pieuses du retour de sainte Ingrid. Ainsi a-t-on entendu un journaliste de France Info, dans la liesse universelle, supplier la libérée d’accepter par avance le prix Nobel de la paix. Et l’ostentation-surprise, par l’otage délivrée, d’une foi proprement chrétienne (avec chapelet, et prière surprise sur le tarmac) ne fut que l’un des adjuvants du spectacle.

On pensait avoir basculé dans cette propagande-là, celle qui n’interdit plus rien, celle qui a laissé ses ciseaux au vestiaire, celle qui ne se donne plus la peine de mentir ou de cacher, puisque sourire, trembler de bonheur et pleurer de joie devant les caméras sont tellement plus efficaces. Mais stupeur ! Dans le tsunami modernissime de la libération d’Ingrid Betancourt, sont venues se glisser, aussi, quelques gouttes d’archaïque propagande.

Reprenons. L’ostensible combat pour cette libération fut l’un des tout premiers de Sarkozy, à peine élu. Réussir où Villepin et Chirac avaient échoué lui était, comme toujours, une motivation première. Toutes les voies de possibles négociations avec les Farc, notamment par l’entremise de Chávez, furent explorées. On proposa d’accueillir en France d’éventuels repentis guérilleros. De longs mois durant, Sarkozy et les Betancourt sommèrent Uribe de composer avec les preneurs d’otages. Interview après interview, ils avaient presque réussi à imposer l’idée que le co-ravisseur d’Ingrid était, tout bien pesé, Uribe lui-même. Et soudain, surprise ! C’est Uribe qui l’emporte, en mêlant force et ruse (tout au moins, jusqu’à remise en cause éventuelle de la version officielle). Aucune importance : à peine cette libération connue, des sarkolâtres plus dévots que Sarkozy lui-même accourent devant les caméras expliquer qu’il y est pour tout. Tous les arguments sont bons.

Sur le site du Figaro, le directeur adjoint de la rédaction, Yves Thréard, assure (en exclusivité mondiale) que c’est bel et bien la carte Chávez, jouée par Sarkozy, qui a abouti à la libération de Betancourt. Christophe Barbier, directeur de L’Express, l’organe central du carlabrunisme, se surpasse sur le plateau de LCI : «Quand Sarkozy se donne un objectif suprême, rien ne l’en détourne jamais. […] Sa mobilisation personnelle a participé de la mobilisation collective. Ça a bougé les lignes au niveau international. Et voir cette mobilisation collective de la France derrière son président, c’était bon pour le moral d’Ingrid Betancourt, et ça n’a pas de prix, grâces en soient rendues à Nicolas Sarkozy.» Le même jour, sur le même plateau, il somme Bertrand Delanoë : «Betancourt et sa famille ont remercié hier le président Sarkozy. Reconnaissez-vous que sa mobilisation personnelle a accéléré le jeu diplomatique ?» Seule à oser une note discordante, Ségolène Royal est lynchée en place publique par la machine TF1. «Ça tue la polémique de Ségolène Royal !» s’exclame par exemple en direct le commentateur de TF1, François Bachy, aussitôt après le discours (étincelant d’intelligence et d’habileté) de Betancourt à l’aéroport de Villacoublay.

Déjà, dans les premières heures de la libération de l’otage, le site du Figaro avait tout bonnement… diffusé une vidéo tronquée des remerciements de Betancourt, au saut de l’avion, escamotant ses remerciements à Chirac et Villepin, pour ne laisser que l’hommage à Sarkozy.

On pensait tournée la page de l’ORTF. Qu’aucun retour en arrière n’était plus possible. Que nos lavages de cerveaux prendraient désormais les couleurs avenantes de l’émotion.

Mais les chemins de la propagande n’en finissent pas de surprendre. La particularité de l’époque, c’est l’étonnante coexistence des deux techniques, l’ancienne et la nouvelle, celle qui mobilise l’émotion et celle qui efface les dissidents de la photo. Comme s’il fallait au message mettre toutes les chances de son côté. La grand-messe unanimiste ne suffit plus. Il faut encore prendre soin d’étouffer, activement, les dissonances. Comme si les servants, pourtant aux manettes d’une sono assourdissante, craignaient encore, étrangement, de ne pas être entendus.

lundi 30 juin 2008

Ségolène Royal part au combat contre le "clan Sarkozy"

L'ex-candidate à la présidentielle a présenté sa contribution en vue du congrès du PS et fustigé le chef de l'Etat. Reportage.

Ségolène Royal samedi à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)

"Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France". La première des sept têtes de chapitre de la contribution de Ségolène Royal annonce la couleur: les querelles entre socialistes sont dépassées, il faut maintenant concentrer toutes les attaques en direction du locataire de l'Elysée... afin de pouvoir y accéder en 2012.

Avant cela, il y a le congrès socialiste de Reims en novembre et la bataille à mener pour le poste de Premier secrétaire du parti. A l'inverse des autres gros bonnets du PS -Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan et Bertrand Delanoë-, elle s'est officiellement lancée dans la course, il y un peu plus d'un mois. Le deuxième acte de sa candidature avait lieu ce samedi, à Paris, avec la présentation de sa contribution. (Voir la vidéo)



Jean-Pierre Mignard (Audrey Cerdan).Loin de l'austérité des présentations des motions, cette semaine également, de Martine Aubry, Pierre Moscovici ou encore Manuel Valls, Ségolène Royal a opté pour le show. Une Maison de la chimie qui déborde, une foule d'adhérents chauffée à blanc, des applaudissements à tout rompre ponctuant chaque fin de phrase. Jean-Pierre Mignard, président de son réseau Désirs d'avenir, n'a pas peur de l'hyperbole:

"Nous sommes en train de faire le premier grand meeting d'opposition contre le pouvoir en place depuis un an!"

"On se croirait en avril 2007", me glisse aussi une consœur. Il est vrai que tout y est: les mêmes cadres de la campagne présidentielle (Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Vincent Peillon), les mêmes jeunes trentas (Najat Belkacem, Delphine Batho, Aurélie Filippetti), les mêmes spécialistes (le lobbyiste Pascal Tallon, l'économiste Thomas Piketty).

Pas un mot en direction des autres camarades

Edwy Plénel (Audrey Cerdan).Et comme toute bonne candidate "aux prochaines échéances électorales", elle a invité nombre de personnalités. L'agent des stars Dominique Besnehard, la metteuse en scène Ariane Mnouchkine, ou encore le journaliste Edwy Plenel. Le président de Mediapart, qui avait juré que la lettre de soutien de Ségolène Royal à Mediapart n'était qu'une adhésion politique à son site parmi d'autres de sensibilités différentes, va avoir du mal à prononcer un discours aussi antisarkozyste lors d'un meeting UMP.

Les noms des camarades qui ont quitté le navire Royal depuis la défaite au second tour de la présidentielle sont tus. Pas un mot de l'ami intime Julien Dray, adversaire pour le poste de Premier secrétaire, qui a déclaré pas plus tard que vendredi sur RMC être "en désaccord tant sur le plan de la philosophie de la vie que sur les aspects politiques". Rien non plus sur Arnaud Montebourg, son ancien porte-parole parti s'acoquiner avec le strausskhanien Pierre Moscovici. De toute façon, remarque une des proches de la présidente de Poitou-Charentes:

"L'odeur du succès va rapidement les allécher et les faire revenir aussi vite qu'ils sont partis."

"Sarkozy a besoin de la peur pour gouverner"

Delphine Batho (Audrey Cerdan).La seule et unique cible ce samedi s'appelait Nicolas Sarkozy. Et force est de constater que chacun des intervenants s'en est donné à cœur joie. Souvent avec brio. Du percutant témoignage du syndicaliste de la sidérurgie de Gandrange à la tranchante salve de la spécialiste des questions de sécurité, la députée socialiste Delphine Batho:

"Nicolas Sarkozy ne veut pas débarrasser la France de la violence car il a besoin de la peur pour gouverner."

Alors pour "patienter pendant ce long moment difficile", Ségolène Royal propose de rêver à une autre France, celle qu'elle propose. Moderniser les institutions en s'inspirant des politiques régionales menées par les présidents socialistes, créer enfin un impôt progressiste, continuer à parler aux banlieues, miser toujours plus sur la petite enfance, sauver l'hôpital public…

L'intitulé de la contribution de quarante-deux pages de Ségolène Royal pour le congrès socialiste de Reims est respecté à la lettre: "combattre et proposer".

Photos: Audrey Cerdan (Rue89)

jeudi 26 juin 2008

Reunion du 3 Juillet



Ségolène Royal présentera sa contribution le 28 juin à la maison de la chimie à Paris qui sera ensuite soumise aux militants

du Parti Socialiste . Cette contribution a été alimentée par les 2500 textes que vous avez envoyés sur le site " congrès utile et

serein " et par les comptes rendus de plus de 250 débats dans toute la France. Afin de poursuivre un débat riche et utile en

vue du congrès de novembre.

Je vous propose d'en discuter lors de la prochaine réunion de Désirs d'Avenirs qui se déroulera :

le jeudi 3 juillet à 20 h

Au Siège du Parti socialiste,

Avenue de la Gare d'eau à Besançon.



Au plaisir de vous y retrouver pour un échange constructif.

A Bientôt

Thomas Vigreux

Responsable DA-Doubs

Contacts – renseignements : Marcelline Favre : marcelline25@hotmail.fr

Site Internet : www.congresutileetserein-doubs.net

lundi 16 juin 2008

Congrès utile et serein

Bonjour à toutes et tous,

Au PS, le congrès de Reims se prépare.
Le débat est lancé, plusieurs thèmes sont évoqués: libéralisme, leadership, tout sauf Ségolène etc...
Mais le congrès doit-il tourner autour de ces envolées médiatiques?
Je ne le pense pas!
Le PS, par l'intermédiaire de ses militants, doit déjà s'atteler à répondre à plusieurs questions essentielles, pour lesquelles la ligne actuelle reste floue, voire même désoriente ceux qui ont besoin de nous.
Quelle politique de santé, de retraite, de l'éducation, de l'emploi, de la recherche, du pouvoir d'achat, du logement, de lutte contre la précarité...? J'en oublie sûrement, la liste des dégâts de la politique sarkozyenne étant tellement longue!

Vous aurez remarqué que je ne suis pas entré rapidement dans le débat, attendant d'observer la mise en place des Etats-Majors: Delanoë-Jospin, DSK-Montebourg-Aubry-Fabius, Emmanuelli-Hamon, Ségolène-Peillon-Rebsamen...
Si je vous écris aujourd'hui, c'est parce qu'il me semble que plutôt que d'écrire une motion à quelques uns, il est préférable de recueillir l'avis d'un grand nombre d'entre nous.
La méthode proposée par Ségolène Royal, un congrès participatif, me convient: faire appel au bon sens des adhérents, à leur vécu, à leur expérience est le meilleur moyen de faire évoluer le PS.
On veut faire croire qu'il y a des étages dans le parti, avec, en haut ceux qui savent et qui peuvent faire des propositions (les sages, les visionnaires...), et en bas des militants tout juste bons à coller des affiches et distribuer des tracts.

Participer à la démarche participative ne signifie pas forcément être acquis à la cause de ceux qui en sont à l'origine. Il s'agit surtout de susciter des débats, autrement que par micros interposés, débats qui font cruellement défaut dans le sections et les fédérations.

Il s'agit d'écouter les arguments de tous, de définir une ligne commune et de s'y tenir!
Il s'agit également d'être rigoureux dans nos pratiques politiques: trop de promesses non tenues, cumul des mandats, parité...
La politique doit changer, le PS doit changer!
Voilà pour ce billet d'humeur, vous pouvez retrouver les milliers de contributions pour préparer le congrès sur http://congresutileetserein.com/

Message de Jean-Pierre Mignard, pdt de Désirs d'avenir

Chers amis,
Voici ci joint l'invitation à tout nos camarades pour la présentation de notre contribution "Congrès Utile et Serein" le 28 Juin.
Je compte sur chacun de vous pour également proposer localement à vos militants de venir ensemble à cet événement très important (co-voiturage par exemple).
Merci de vos efforts à chacun et rendez-vous le 28 Juin !
Jean-Pierre Mignard

Chère amie, cher ami,
Nous t'invitons à venir participer le 28 Juin de 10H à 14H à

Une grande réu nion de présentation de notre contribution avec Ségolène Royal
et tous ceux qui soutiennent la démarche "Congrès Utile et Serein"

à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint DominiqueParis 7ème

Métro/RER Invalides, Bus N°63/69/83/93

Cette contribution, c’est d’abord la votre car vous l’avez construite

à travers plus de 2400 contributions et 220 réunions partout en France.

Et cette contribution, c’est aussi celle va permettre à tout le Parti Socialiste

d’avoir un congrès qui soit utile aux Français.

Venez donc nombreux et invitez largement l’ensemble nos camarades socialistes !

A bientôt,

Benoît Cornu
Désirs d'avenir 70
visitez le blog: http://www.desirsdavenir70.blogspot.com/

mardi 10 juin 2008

Ségolène Royal (PS) pour une charte laïque dans les services publics

AFP - Lundi 9 juin, 23h39

RENNES (AFP) - L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a plaidé lundi à Rennes pour la mise en place d'une charte laïque dans les services publics, lors d'un débat organisé par l'hebdomadaire Marianne sur le thème "La laïcité à la française est-elle en danger?".

"Une charte laïque dans la fonction publique serait très utile afin de ne pas laisser les agents démunis, sans règles applicables partout de façon homogène", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Elle a notamment évoqué des situations "inadmissibles" dans les hôpitaux, où certains hommes refusent que leurs épouses soient soignées par des hommes, invoquant des motifs religieux, ou encore dans les piscines municipales où des horaires sont aménagés pour éviter la mixité.

"Quand il y a des horaires aménagés dans les piscines, ça ne doit jamais être pour des critères religieux", a-t-elle martelé en dénonçant les municipalités, "y compris socialistes, qui ont cédé".

Mme Royal est également revenue sur les propos sur la religion tenus par Nicolas Sarkozy ces derniers mois et qui ont fait polémique.

"Le chef de l'Etat réécrit à sa manière l'histoire de notre laïcité. Ce ne sont pas des écarts de langage: ces propos expriment une conception révisionniste de la laïcité qui n'est pas acceptable", a-t-elle estimé.

Le débat public, qui a rassemblé lundi soir plus de 600 personnes, était organisé par Marianne dans le prolongement de l'appel "Pour une vigilance républicaine", lancé par l'hebdomadaire le 14 février et signé notamment par Mme Royal.

Dans cet appel, qui a recueilli les signatures de personnalités politiques très variées, le journal mettait notamment en cause la pratique du chef de l'Etat en matière de laïcité.

dimanche 8 juin 2008

Ségolène Royal critique «un Etat impotent, impuissant, imprévoyant»

LIBERATION.FR : samedi 7 juin 2008
Si «les caisses sont vides» c’est parce que le gouvernement les a «vidées», déclare la prétendante au poste de premier secrétaire du Parti socialiste.


Ségolène Royal, prétendante au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste lors du congrès de novembre, a critiqué samedi devant des militants à Bordeaux «un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant», à propos notamment de la flambée du prix des carburants.

Si «les caisses sont vides» c’est «parce qu’ils (le gouvernement, NDLR) les ont vidées», a estimé l’ancienne candidate à l’élection présidentielle, qui a jugé que l’on était face à «un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant», particulièrement face à la hausse des prix de l’énergie.

Dans ce cadre, elle a appelé à «prélever les profits de Total, qui sont un bien collectif», afin d’investir «80% de ces profits dans les énergies renouvelables» et de «préparer l’après-pétrole».

«Notre principale priorité, ce doit être de s’opposer de toutes nos forces» à la politique menée par le gouvernement, a également affirmé Ségolène Royal, qui a en outre jugé que «sur la scène internationale (le président de la République) Nicolas Sarkozy ne fait pas particulièrement honneur à la France».

A propos du processus de désignation du prochain Premier secrétaire du Parti socialiste, qui doit intervenir lors du congrès du PS en novembre à Reims, Mme Royal a jugé que le «calendrier (est) extrêmement long, sans doute trop long».

«Nous avons besoin d’un leader, d’une équipe, d’un projet», a-t-elle poursuivi, ajoutant que «malheureusement, (les socialistes allaient) devoir attendre le mois de novembre».

En début d’après-midi, la présidente de la région Poitou-Charentes s’était également rendue dans le Lot-et-Garonne, dans le cadre d’un déplacement sur le thème du grand âge et de la maladie d’Alzheimer.

jeudi 5 juin 2008

Ce que j'ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis


Ce que j’ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis



Pour répondre à ceux qui déforment mes propos, voici d’abord les citations complètes de ce qu’ai dit et écrit sur le sujet :


CITATIONS

1) « Dimanche + », le 25 mai 2008

«(…) Il faut rassembler les socialistes sur les valeurs qui sont les nôtres et en l’occurrence, je crois qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redéfinir le contenu du mot socialisme, c'est-à-dire pour l’adapter aux défis du temps présent qui n’existaient pas au XIXe siècle. Les déplacements massifs de population, le réchauffement planétaire, les grandes pandémies, les masses financières qui se déplacent à l’échelle planétaire à la recherche de placements spéculatifs, la crise alimentaire qui est due à la spéculation sur les denrées alimentaires.

Donc ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est comment, avec de nouvelles règles et de nouveaux principes, on garantit à chacun l’accès au bien public collectif, c'est-à-dire manger, se loger, s’éduquer, se soigner et travailler ou être utile aux autres. Donc dès lors que l’on pourra garantir à chacun, d’abord en France mais aussi à l’échelle planétaire, ces fondements même de la dignité humaine, alors le socialisme aura réalisé un idéal (... ). »

« (…) Ce que je pense, simplement, c’est qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l’héritage des droits et des libertés individuelles. Les socialistes et la gauche sont issus de la déclaration de 1789, de la Convention européenne de droits de l’Homme, du combat de JAURES pour DREYFUS, du combat de François MITTERRAND et de BADINTER contre la peine de mort, donc les droits et les libertés individuelles font partie de notre patrimoine commun. C’est très important, faut-il aller donc jusqu’à réhabiliter ce mot de libéralisme ? Non ! (…) »

« (…) Le mot libéralisme a des connotations positives dans certains autres pays, par rapport aux Etats-Unis. En France, non. Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts et d’écrasement des bas salaires, d’insécurité, de creusement des inégalités et donc de violence, qu’il fournit de la violence (…). »

(…) Ce qu’a dit Jaurès sur la question est très important parce que c’est très moderne. Ça reste très moderne, parce qu’il avait déjà intégré cet héritage-là, des droits et des libertés individuelles, au socialisme… mais agrandi à la dimension sociale de l’homme. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il nous manque dans le monde dans lequel nous sommes, par rapport à toutes ces souffrances, par rapport à ces 5 euros, qu’est-ce qui nous manque ? Il nous manque du social, et les socialistes ne sont pas pour le social contre l’économique, ils pensent que l’un ne va pas sans l’autre (…). »




2) Le Point du 27 mars 2008

« De quel libéralisme parle-t-on ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose ». La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! »

« Mais si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, du laisser-aller, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là (…). »

« La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers, mais pour qu’ils servent au bien-être de tous ? Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple qu’il était impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait en Poitou-Charentes et nous sommes aujourd’hui l’une des régions mieux placées en termes de créations d’entreprises ! »




3) Maintenant, Ségolène Royal répond à Marie-Françoise Colombani, Hachette Littératures, mars 2007

"Nous, socialistes, nous sommes des libéraux au sens politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques. (...) Donc, pas question de jeter l'opprobre sur le mot lui-même (…).

(...) Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l'économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l'ennemi de la justice sociale."



COMMENTAIRES

Suite à ce que j’ai dit, voilà ce que je voudrais rajouter :

Sur le « libéralisme »

Une chose est de « ne pas jeter l’opprobre » sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.


Le mot « libéral » a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’ « ultra ».

Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.

La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du 21ème siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.

Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l'éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).

Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux.

Car être socialiste, c’est :

- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ;

- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?);

- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;

Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.




Sur la question du Parti et des alliances

Nous voulons d’abord un parti fort car ouvert sur la société, ferme sur ses convictions et ses valeurs.

Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche. Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui.


Ségolène Royal




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samedi 31 mai 2008

«Nous ne devons pas rester entre nous»

Face à l’offensive de Bertrand Delanoë en vue du congrès du PS, Ségolène Royal confie à «Libération» son état d’esprit et sa conception du Parti socialiste.
Recueilli par DAVID REVAULT D’ALLONNES
QUOTIDIEN LIBERATION: samedi 31 mai 2008

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lundi 26 mai 2008

démocratie participative

Chers amis,

Je vous prie de trouver ci-dessous le texte de l'intervention que j'ai prononcée à l'occasion des 4ème rencontres Europe Amériques sur la démocratie participative : cliquer-ici

Amitiés

Ségolène Royal

vendredi 23 mai 2008

Ségolène Royal refuse de "donner quitus" au gouvernement sur la réforme des institutions

Ségolène Royal a estimé jeudi qu'"aujourd'hui on ne peut pas donner quitus" au gouvernement par un vote favorable à la réforme des institutions, en commentant l'appel lancé par des députés socialistes en faveur de l'adoption de ce texte.

"Ce que je pense c'est qu'aujourd'hui on ne peut pas donner quitus par un vote au gouvernement, parce que les institutions ne fonctionnent pas bien. On voit des conflits entre l'Elysée et Matignon, on voit un Parlement auquel on impose la loi sur les OGM" avec des "méthodes un peu autocratiques".

"Ce qui manque cruellement dans la réforme des institutions c'est la démocratie sociale". Selon elle, "il faut être beaucoup plus ambitieux sur la réforme des institutions, y intégrer à la fois la démocratie parlementaire, la démocratie sociale et puis la démocratie participative qui est quand même très timide dans ce texte".

"Normalement la réforme des institutions doit échapper au clivage partisan" dans un pays qui "fonctionne bien avec des institutions où chacun joue son rôle, où il n'y a pas d'empiètement du pouvoir des uns sur les autres, où les choses sont claires".
> Voir la vidéo

mardi 20 mai 2008

Vu de Suisse

19.05.2008

Ségolène et les éléphanteaux



Édito Lausanne FM – Lundi 19.05.08 – 07.50h


On aime ou non Ségolène Royal, mais il faut bien avouer que l'ancienne candidate à la présidentielle française ne manque pas d'une certaine suite dans les idées. N'avait-on pas maintes fois, comme pour Pascal Sevran, annoncé sa mort : la voilà, toujours, qui resurgit. Et qui vient d'afficher ses ambitions : devenir première secrétaire du PS.

Sur le poste convoité, elle a raison : le seul moyen d'accéder au plus haut niveau, en France, c'est de diriger l'un des grands appareils politiques, à gauche comme à droite. François Mitterrand ravissant à la vieille SFIO, celle des Mollet et des Savary, au congrès d'Epinay, en 1971, le parti socialiste. Jacques Chirac prenant à la hussarde l'UDR aux barons décatis du gaullisme, en 1976, avant d'en faire sa chose, sous le nom de RPR. Nicolas Sarkozy prenant le contrôle de l'UMP, comme tremplin présidentiel.

L'objectif est juste, et Ségolène Royal a d'autant plus raison de le viser qu'elle est, à l'interne, détestée de tous. En politique, c'est un avantage précieux : être haï de ses pairs, avoir face à soi ces éléphanteaux qui ne demandent qu'à vous piétiner, voilà qui permet de les attaquer de front sans états d'âme. En politique, l'ennemi est toujours dans le camp, dans la famille, c'est un peu l'univers de Mauriac, avec ces haines intestines, rentrées, dans la bourgeoisie bordelaise d'avant-guerre.

Nœud de vipères, d'autant que l'un des éléphanteaux n'est autre que son ancien compagnon, père de ses quatre enfants. Visage d'apothicaire, le Monsieur Homais du paysage politique français, mais esprit très vif lorsqu'il s'agit de trouver les armes pour conserver sa boutique. Diable, de Mauriac nous serions passés à Flaubert, mais toujours la puissance de cette Province, ici girondine, là normande, ou encore poitevine pour Ségolène, et là aussi c'est un avantage : cette candidate de 2007, moins bonne que Sarkozy sur le fond, avait sur lui l'avantage de ressembler à la France. Cette fois-là, ça n'avait pas suffi. Mais demain, après-demain ?

Il ne faut pas sous-estimer Ségolène Royal. Contre le cuir et la masse des éléphanteaux qui se ressemblent et peut-être s'annulent, en voilà une qui s'affiche et qui existe. Oh, je ne prétends pas qu'elle ait l'envergure, ni le génie politique, de refaire le coup d'Epinay (en 1971, François Mitterrand était un solitaire, face à l'appareil), mais elle a raison de se lancer dans ce combat. Contre le maire de Paris, je ne suis pas sûr du tout qu'elle parte nécessairement perdante.

samedi 17 mai 2008

Ségolène Royal officialise sa candidature à la tête du PS

L'ex-candidate à l'Elysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied de Bertrand Delanoë dont la semaine prochaine doit marquer la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.

afp

LIBERATION.FR : samedi 17 mai 2008

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vendredi 16 mai 2008

Atelier Citoyen avec Ségolène Royal

David Assouline
Sénateur de Paris

Dominique Bertinotti
Maire du 4ème arrondissement

Co-Présidents du Pacte Rénovateur

et

l’équipe du Pacte Rénovateur


vous convient à un Atelier Citoyen avec

Ségolène Royal


autour des questions de la consultation participative pour un Congrès utile et serein :


• De quelle façon faut-il sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir ?

• Avec quelles nouvelles règles les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme ?

• Quelles nouvelles règles communes pour parvenir sereinement : à un Parti socialiste qui intègre toutes les nouvelles formes de militantisme, d’engagement citoyen, les réussites du travail des élus locaux et qui décide efficacement, avec le sens de la discipline collective ?




Vendredi 16 Mai 2008 à 20h00

La Bellevilloise
20 rue Boyer - 75020 Paris
Metro Gambetta (ligne 3) sortie Martin Nadaud et Ménilmontant (ligne 2)
Bus 26, 61, 69, 96 - Parking Saint-Fargeau à proximité


http://www.pacte-renavateur.com
http://www.congresutileetserein.com



Pacte Rénovateur : qui sommes nous ?

Le Pacte Rénovateur rassemble les militantes et militants qui pensent qu’il faut partir des acquis de la campagne présidentielle, de l’exceptionnelle mobilisation populaire suscitée par Ségolène Royal et du vent de rénovation qu’elle a fait souffler sur les propositions et sur la démarche politique des socialistes, pour mener à bien l’effort collectif de rénovation du PS. Ses débats sont ouverts à tous les socialistes qui veulent y participer. Car nous voulons privilégier le débat sur le fond, avec la volonté de dépasser ainsi les stériles et anciennes divisions internes du PS. Nous restons en particulier attachés à la méthode citoyenne des débats participatifs pour permettre au PS de revenir au premier plan du combat pour préparer l’alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.



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mercredi 14 mai 2008

Royal sort l’artillerie participative

Royal sort l’artillerie participative
PS. Elle dévoile les premiers résultats de sa consultation des militants lancée début avril.

Ségolène Royal accélère. Mais à son rythme. Une semaine après la publication du texte des partisans de Bertrand Delanoë, l’ancienne candidate à la présidentielle dévoile aujourd’hui les premiers résultats de sa consultation participative, lancée début avril. Quelque 1 500 contributions, reçues via Internet, ont été synthétisées par son équipe. Vendredi à Paris, lors d’un premier «atelier citoyen», elle y fera référence afin de préciser, en des termes choisis, pourquoi elle entend prendre le parti. Avant d’attaquer les déplacements, mardi en Lorraine, sur le terrain des ouvriers, puis dans l’Aube, deux jours plus tard. Une séquence de visites du parti d’en bas prévue jusqu’au 7 juin, date du début de la rédaction d’une contribution en vue du congrès. Avec, en toile de fond, l’ambition d’incarner «le choix de la survie et du développement du PS». Pour «gagner sur le fait que le parti a besoin de changer».

Bien sûr, comme à l’accoutumée, Ségolène Royal jouera ce mercredi son rôle de première opposante : «Je fais mon travail. C’est ma responsabilité. Je ne vais pas me tourner les pouces en disant : "J’attends 2011."» Elle s’en prendra donc à la loi de modernisation de l’économie façon Nicolas Sarkozy. Mais l’essentiel, aujourd’hui, est ailleurs : dans les positions exprimées par les militants sur le site. Lesquels, en matière économique, estiment que «le PS doit se réapproprier le discours sur l’entreprise». Plaident pour «cesser le catéchisme doctrinal» et pour «traiter de questions qui n’apparaissent pas au premier abord définir un discours de gauche». Préconisent, au chapitre du parti, d’«ouvrir les sections à des non-membres». Et revendiquent «unanimement, la nécessité d’un leadership incontesté et respecté»

Faut-il voir dans ce timing une réponse de la bergère à Delanoë, qui estimait dans son texte que la démocratie participative devait «se nourrir d’une mise en débat des projets et non de simples questions», fustigeait le «contournement des lieux de débat» ainsi que la stratégie «improvisée et non concertée» d’alliance au centre ? «On déroule une méthode et un calendrier, proteste David Assouline, proche de la candidate. On est dans l’action, pas dans la réaction.» Reste que Ségolène Royal assume volontiers «un certain nombre de différences» : «Je crois à un parti le plus attractif possible, et ouvert à de larges alliances pour battre la droite. Ça a le mérite de poser le débat.» Et, du même coup, de lui fournir un angle pour soigner son profil de rénovatrice face à un canal historique jospino-jospiniste : «On ne peut se contenter de replâtrages, de recyclages des anciens projets du PS. On ne fait plus de la politique comme autrefois.»

Car si «la consultation des militants est un des ruisseaux qui alimentent» le texte que présentera Royal, celui-ci devrait aussi se nourrir, outre des travaux de ses groupes d’experts, des concepts développés pendant sa campagne présidentielle. «Je ne veux pas que ce potentiel soit perdu. Moi, je m’adresserai aux militants comme aux Français, sans compromis. Je ne me forcerai pas, parce qu’un congrès se gagne soi disant à gauche, à diaboliser le centre pour ensuite faire alliance avec lui au moment des élections.» Quant à la forme, Ségolène Royal n’a pas choisi, comme les partisans du maire de Paris, d’aligner les signatures. Du moins pour l’instant. «Je ne suis pas au téléphone en train de faire la course aux signatures, comme au bon vieux temps.» Davantage que la dynamique des soutiens, qui l’avait portée pendant la primaire socialiste, elle privilégie la démarche de l’offre politique. « Je ne mets pas de pression. Les gens doivent se sentir partie prenante dans ce texte, et pas enrôlés dans une liste de supporters.» Un discours de la méthode pensé pour élargir le cercle de ses soutiens: «J’espère que j’entraînerai tout le monde. Y compris Delanoë.» Pour pallier l’effritement de sa cote au fil d’un processus interne édifié pour empêcher son OPA sur le PS au lendemain de la présidentielle: «Le calendrier est très long et a été organisé pour étouffer les choses. Je dois donc faire un travail de pédagogie plus important que d’autres.» Et, aussi, pour clôturer le procès en incompétence datant des primaires: « Là, si je gagne le congrès, on ne pourra pas dire que c’est sous le coup de l’émotion… »


mardi 13 mai 2008

Inscription électorale Sarkozy: Royal dénonce un faible écho médiatique

PARIS (AFP) - Ségolène Royal s'est étonnée dimanche que "l'infraction pénale" que constitue à ses yeux "une inscription électorale hors délai de Nicolas Sarkozy" rencontre "beaucoup moins d'écho" que ses propres procès avec deux ex-collaboratrices dans une affaire de salaires impayés.

Dans une déclaration à l'AFP, l'ex-candidate (PS) à la présidentielle entendait répondre à Jean-François Copé (UMP) qui, un peu plus tôt, avait évoqué le traitement médiatique réservé au contentieux à rebondissements entre deux ex-attachées parlementaires et Mme Royal, en ajoutant: "heureusement que ce n'est pas arrivé à quelqu'un de droite!".

"Non seulement à chaque fois on m'en reparle, mais l'histoire de Sarkozy n'est pas traitée, alors que son inscription hors délai sur les listes électorales constitue une infraction pénale", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes. "Il s'agit d'un faux en écriture publique et il a eu bien moins d'écho", a-t-elle accusé.

Mme Royal faisait allusion à l'article du Canard Enchaîné selon lequel le chef de l'Etat a été inscrit trois jours après la date limite du 31 décembre 2007 sur les listes électorales du VIIIe arrondissement.

La responsable PS a par ailleurs affirmé qu'elle entendait "poursuivre en diffamation toute personne qui sous-entendra ou fera croire qu'elle a été condamnée pénalement pour salaires impayés".