mercredi 23 mai 2007

Le Gouvernement a-t-il une position franche sur la franchise médicale ?

Deux personnalités de l’équipe Fillon, Martin Hirsch et Jean-Pierre Jouyet, ont pris leurs distances, chacun à leur manière, avec le projet présidentiel d’instaurer quatre franchises non remboursables sur les soins, l’hôpital, le médicament et les examens biologiques. Le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, avait déclaré dès lundi que les franchises « ne constituaient pas une bonne mesure ». Celles-ci figurent pourtant, en toutes lettres, dans le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy.

Plus grave, c’est aujourd’hui un membre à part entière du gouvernement, le secrétaire d’État aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui adopte sur les ondes de la radio RTL une posture gênée et ambiguë au sujet de ce projet particulièrement dangereux et révélateur des intentions de la droite.

Moins d’une semaine après leur nomination, le haut-commissaire et le secrétaire d’État font la preuve du caractère artificiel et électoraliste de la composition de l’équipe gouvernementale. Les désaccords et la cacophonie sur la franchise, qui ne manqueront pas d’être étouffés, rappellent que tous les membres du gouvernement participent bel et bien à un gouvernement de droite, investi d’un projet de droite.

La franchise représente en effet une menace réelle pour l’assurance-maladie collective, les plus riches étant encouragés à se tourner vers les assurances privées tandis que les plus pauvres renonceraient aux soins, et alimenteraient le moment venu le coûteux embouteillage des services d’urgence.

Alors que l’accès aux soins a connu une dégradation de grande ampleur depuis cinq ans, la droite propose l’exclusion des soins pour les moins favorisés comme mode de régulation des finances sociales.

Le Parti socialiste le déplore, et s’engage à l’inverse à mener les réformes nécessaires pour conforter notre système de santé solidaire. Il importe aujourd’hui de tout faire pour réduire l’inégalité d’accès aux soins. N’oublions jamais qu’en 2007, 13% de la population renoncent d’ores et déjà à se soigner pour des raisons financières.

Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la Santé,
et de Claude Pigement, Responsable national à la santé

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Pendant la campagne, j’ai eu affaire à l’animateur (-trice) de ce site. Il s'est adressé à moi en tant qu'anonyme, comme moi.

Cette personne m'a insulté gratuitement de pauvre type et de fasciste. J'ai fini par l'ignorer.

Si c'était sa vision de la politique pour soutenir Mlle Royale, finalement, c’est très bien comme ca. Je me réjouis du résultat aujourd'hui.

Sympathisant de Sarkozy, j'ai la conscience tranquille de n'avoir insulté ni Mlle Royale ni ses sympathisants. Par contre il est vrai qu'il fallait avoir une coquille épaisse pour absorber les débordements de certains.

Finalement, vous avez eu aussi raison d'avoir fini par effacer mes interventions.
C'était certainement votre interprétation très personnelle de la démocratie participative.

Essayez la prochaine fois de créer des idées, d’être digne et constructif, La France a tout à y gagner. Je me réjouirais honnêtement d’une opposition digne de ce nom, capable et compétente. La France en a aussi besoin.

Ceci dit, Merci encore pour votre soutien, aussi involontaire qu'il fut !

Anonyme a dit…

Sachez que je suis celui qui gère ce blog et que je vous ai toujours répondu sous mon nom.
Ce n'est pas moi qui vous ai traité de fasciste ou pauvre type!
Tous les articles parus ici sont signés et je n'ai jamais caché mon identité.
Vous dites que vous n'insultez personne alors que vous ne faites que ça!
Les mots que vous utilisez ne sont pas ceux qui permettent un débat sain et serein.
Bref, nous ne parlons peut-être pas la même langue.
Ayez au moins le courage de vous présenter, la démocratie (tout court) commence par le respect de ses interlocuteurs.
J'effacerai donc tous vos commentaires à partir du moment où il ne seront pas identifiés clairement!