samedi 14 juillet 2007

Montebourg: "ceux qui contrôlent le PS ont décidé de figer les choses"

PARIS (AFP) - Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, a déploré vendredi "l'immobilisme" du PS, affirmant que "ceux qui contrôlent l'appareil ont décidé de figer les choses".

Invité à commenter la demande de Jack Lang d'une démission collective de la direction du PS, M. Montebourg a observé sur RTL que "cela dépend de ceux qui contrôlent l'appareil".

"Or, a-t-il ajouté, ceux qui contrôlent l'appareil ont décidé de figer les choses. Jack Lang, il y a encore quelques jours, soutenait cette stratégie-là", a-t-il noté. "Nous payons la facture de cet immobilisme", a-t-il dit, citant notamment les défaites électorales et "la désertion de talents". Il a appelé le parti "à muter sans heurts et sans querelles internes".

Partisan d'une VIè République, il a jugé vendredi le discours de Nicolas Sarkozy à Epinal "assez conservateur" et soupçonné le chef de l'Etat de vouloir "capter à son profit" une partie des pouvoirs du Premier ministre.

Dans son discours sur les institutions, prononcé jeudi à Epinal, Nicolas Sarkozy a "transformé la Vè République en objet de culte". C'est un discours "assez conservateur finalement", a commenté sur RTL le député de Saône-et-Loire. Soulignant les risques d'"isolement" des dirigeants, il a estimé que le système politique avait "besoin aujourd'hui d'être reconstruit".

Il a exprimé la crainte que la future réforme des institutions ne "vise à concentrer encore plus de pouvoir et finalement à capter une partie des prérogatives du Premier ministre". Selon lui, Nicolas Sarkozy aspire "à diminuer les pouvoirs du Premier ministre pour les capter à son profit".

Face à cela, "nous avons besoin de contre-pouvoirs renforcés", a-t-il dit, citant le Parlement, la justice, l'opposition, les médias. Enfin, alors que Jack Lang a été sollicité pour rejoindre le comité Balladur sur les institutions, Arnaud Montebourg a "conseillé" au député du Pas-de-Calais de revenir devant le groupe socialiste pour "coaliser l'ensemble des idées que (les socialistes) défendent et les défendre dans cette commission".

Il a rappelé que "sans les socialistes", la réforme constitutionnelle ne pourra pas obtenir la majorité des 3/5èmes indispensable au Congrès.

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